Humeurs

L'abstention : marchepied aux extrêmes

Quelques réflexions d’un chaud partisan de la démocratie

J’ai eu la chance, et je pense vraiment que c’est un privilège, d’avoir vécu depuis 57 ans - et jusqu’ici - dans un pays qui a échappé aux régimes politiques totalitaires et dictatoriaux, ceci bien que nous n’en soyons peut-être pas passé très loin dans les années '70 et au début des années ’80 pendant qu’à l’Est la révolte, puis la révolution, renaissait sur les chantiers de Gdansk.
Pour ma part, je pense que la démocratie est foncièrement liée au droit de vote de tous les citoyens électeurs. Mais je pense aussi que ce droit ne peut s’entendre que comme un devoir. En conséquence, je suis un ferme défenseur du vote obligatoire. Après, dans l’isoloir, on reste libre de voter blanc ou nul (pour autant que le vote électronique permette de le valider). Aller voter et déposer dans l’urne un vote blanc ou nul est en soi déjà un acte citoyen et hautement politique.
Si on veut le beurre, il faut accepter de passer dans les bras de la fermière (ou du fermier).
Je tiens par ailleurs en haute estime les votations suisses qui ont le mérite de ne pas avoir complètement rompu avec la démocratie directe.
Le vote non obligatoire ne peut qu’appauvrir la conscience politique (au sens grec du terme polis, la cité) et qu’engendrer un désintérêt pour la chose publique (la res publica des Romains) et en conséquence une multiplication des discours réducteurs pour ne pas dire simplistes à se vouloir séducteurs. Et je ne pense pas me tromper en disant que, en général ou toujours – on nuancera à l’envi – l’abstention fait le jeu des extrêmes qui se montrent plus mobilisateurs. Et comme par hasard – à regarder le post-Brexit et les premières frondes anti-Trump - ce sont souvent les rats qui les premiers font marche arrière ou quittent le navire. Le Brexit, ils le prônaient ; une fois voté, ce n’est plus en fait ce qu’ils voulaient vraiment !
En démocratie (en l’occurrence, dans l’Union européenne, on n’est pas en face de partis uniques, de scrutins ou de referendums bidons, suivez mon regard en direction du nouveau Caligula qui préfère qu’on en rapporte à son cheval), voter, c’est donc aussi et déjà prendre sa part de combat contre les dangers et de résistance à la menace.
Faute d’avoir prouvé (ou trouvé) mieux, la démocratie reste, comme l’a à peu près entendu Churchill, le moins mauvais des systèmes. Pour ma part, je dirais que la démocratie c’est comme les croissants au lit le WE: on ne peut pas toujours compter sur l’autre pour se les faire servir ; parfois aussi faut soi-même se bouger et y aller.

Sinon pour toi, au moins pour tes enfants ou ceux des autres, lève-toi et vote !

Faute de quoi, comme dans la chanson de Reggiani, quand on s’en rendra compte, il sera trop tard - j’aime ton sourire charmante Elvire - les loups auront déjà envahi Paris.

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Hommage à Bernard Decottignies

Voici, si j’avais pu, les mots que j'aurais voulu te dire.
Ecrivez les vôtres en « commentaires »

Mon cher Bernard,

Bernard, dire ton nom, B.E.R.N.A.R.D., en épeler les lettres, c'est te donner d'être présent et continuer à te faire exister.

Tu étais un être lumineux, rayonnant, souriant, chaleureux : solaire.
Mais tel un Janus, tu avais un autre visage : tu avais besoin des autres pour exister. Un peu simplement certes, on dit que les êtres humains peuvent se classifier en deux grandes catégories : pour se ressourcer, il y a ceux qui ont besoin de silence et d'introversion, puisant au fond d'eux-mêmes de nouveaux élans de vitalité, et ceux qui ont besoin des autres, du groupe dans lesquels ils trouvent à nourrir leur vitalité. Tu en étais (ton secret ?), mais toi, c’était pour alimenter tes sourires, ta gentillesse, ta chaleur humaine, ta générosité. Pendant 30 ans, jour après jour, Dominique et toi, vous vous êtes mutuellement prêté vie. Vous étiez les deux faces d’une même et unique pièce. Mais avec le décès de Dominique, tu as dû affronter le revers de la médaille : son absence et ta difficulté à devenir. C’était ton immense fragilité, que tu n’aimais pas montrer. Empreint d'une insondable tristesse depuis 15 mois, et parfois d'une extrême mélancolie, la mort était devenue pour toi un objet de fascination. Ainsi séduit, ton vocabulaire l'a d'abord apprivoisée. Puis tu l'as incorporée.
Triste, si triste acte de courage ultime. Qui rime aussi avec estime, la mienne. Mais acte conscient et volontaire ? Ou mouvement d’humeur extrême et accidentel ? Tu me laisseras à jamais avec cette question au milieu de tant d’autres.

Bernard et moi, nous nous sommes rencontrés aux derniers jours de l'année 1981. Nous avons alors partagé une vie d'amoureux fous de la fin janvier aux premiers jours de mai '82, guère plus de 4 mois donc, mais ce temps fut ENORME dans nos constructions personnelles et dans le futur de nos vies respectives. Nous nous le sommes dit ces derniers mois. Bernard fut mon « grand amour de jeunesse ». Je l'ai perdu parce que je l'ai chassé. Durant les mois qui ont suivi, j'ai tenté, en vain, de rattraper mon erreur de jeunesse.
Ce n’est qu’avec les années que la vie nous apprend le sens de ces termes : « grand amour » et « erreur ».
Suite au décès de Dominique il y a quinze mois, à l’initiative de Bernard, nous avons renoué contact. Alors, de mois en mois, de semaine en semaine, nous avons échangé épisodiquement d’abord. Comme beaucoup, j'essayais de lui maintenir la tête hors de l'eau. Nous partagions sur des sujets divers, dont les musiques que nous appréciions. C'est ainsi que le concert du Winterreise de Schubert par Nathalie Stuzmann au TRM le ramena de manière subite en février dernier à Bruxelles, ... puis dans mes bras et dans ma vie. J’ai offert à Bernard d'explorer ensemble un champ de possibles, ignorants l'un et l'autre ce que nous pourrions y trouver mais avec une envie partagée de chercher, de découvrir et de cultiver ce champ : une sorte de pari. Devenus très amoureux, l'un comme l'autre, l'un de l'autre, durant 9 mois (le temps d’une gestation d’homme !) Bernard et moi avons vécu des moments extraordinaires. Je pense pouvoir oser affirmer que je l'ai rendu très heureux. Parfois il était si épanoui. Libéré. Magnifique. Radieux.
Bernard aura ainsi été un début et une fin. Nous avons pu retisser le lien entre les deux époques de nos vies de manière à « aller au bout de notre histoire » comme je lui en ai plusieurs fois exprimé le souhait.

Mon cher Bernardino, tu m’avais donné RV pour 4 jours en amoureux entre ce 13 et ce 16 novembre, insistant: oui, inclus le vendredi 13 ! Triste et violent samedi à Néchin. Merci, mon P'ti Hom, ainsi que tu signais souvent tes mails, pour ce que tu m'as apporté au cours de tous ces derniers mois. Merci mon « chéri », comme tu me le disais en te surprenant toi-même et en en riant, d'avoir été qui tu es, comme tu étais, avec tes faiblesses et ton extraordinaire don de toi. Merci, mon Shauny, de cet amour que tu m'as donné, heureux et fier de te retrouver à nouveau, tu le disais, amoureux. Heureux et fiers, tous les deux, de marcher, main dans la main, «ta main dans la mienne», ou nous tenant par le bras, dans les rues de Bruxelles ou de Rome. Nous irradiions.
Tu restes présent, et si tel est ce qu'il advient après la vie, nous nous retrouverons.
Repose en PAIX, pour l'éternité. Reposez en paix, tous les deux, toi et Dominique.

Ton « cher Toi », comme tu me l'écrivais, ton Tanguy

Né à Tournai le 09 mai 1959, Bernard est décédé le 31 octobre 2015 à Rome où il vivait depuis 30 ans. Il repose désormais à Néchin (Tournai, Belgique).

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Ich bin ein Charlie

Et nous sommes tous des Charlie musulmans.
Pour preuve? Comment traduit-on Charlie en jordanien ? Maaz al-Kassasbeh ?
Et Charlie, en Arabie Saoudite? Raif Badawi ?
Et les Charlie coptes égyptiens, on les nomme comment ?
Selon des déclarations plus récentes, à entendre le bourgmestre d'Anvers, dans la métropole, Charlie se dit Berbère.

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Hommage à Ihsane Jarfi,

Cette minute de silence et cette page blanche ...














... pour te rendre présent pour l'éternité.
Ni l'une ni l'autre ne pourront jamais dire l'horreur, la violence et la souffrance qu'on t'a fait subir.

Ton nom, Ihsane, ouvre les portes du jardin d'Eden et sonne comme le chant du bien-aimé du cantique des cantiques.

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Quand Raymonde en vient à rimer avec immonde

15 décembre, an de disgrâce 2014

Jusqu' à ce jour, le doux prénom de Raymonde me faisait rêver, en rimant avec blonde, ronde féconde et même joconde.
Aujourd'hui, Raymonde rimera à tout jamais avec immonde, ... et même honte.
Voilà, camarade Le Lepvrier (notez que je vous offre encore du camarade, le méritez-vous ?), le résultat de la confusion que vous parvenez à engendrer en remplaçant les conquêtes de la démocratie sociale que sont les droits de grève et de manifestation, par obligation de fermeture, force, coercition, intimidation et menaces qui sont, eux, les attributs de la dictature.
Quand je pense que les cotisations mensuelles que je verse à mon - à notre - syndicat depuis plus de 35 ans servent à vous payer, je n'ai plus qu'une envie : quitter les rangs du SETCA.

Ne serait-il pas temps que vous fassiez votre printemps namurois, syndical ou sectoriel? Raymonde, dégage!
A moins que tu ne comprennes que le langage moins poli du moins (quoique) camarade Sarko: « Raymonde, casse-toi!, pooffconde » (un peu la rime, non-de?).

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Culture et a-culture

19/09/2014, Théâtre des Martyrs à Bruxelles, rang E, sièges 5-9

Entre 20h20 et 22h10, durant l'1h50 que dure le spectacle, la ministre de la culture (on n'ose écrire ni un M ni un C majuscules) Joëlle Milquet reçoit nous dirions un peu moins de dix SMS, chacun engendrant pour son entourage le son caractéristique du message entrant.

L'invitation au public, avant lever de rideau, par la responsable de salle à couper les GSM? Fi !
L'exemple en tant que mère? Fi !
L'exemple pour les jeunes présents dans la salle? Fi !
L'exemple en qualité de ministre de la culture? Fi !
Le respect pour les artistes en scène? Fi !
Le respect du public? Fi !

Belle illustration d'un phénomène d'addiction aux TIC ou de TOC, d'inconscience ou d'irrespect?
Obligation en tant que partie prenante aux négociations gouvernementales en cours? ...
Peut-être la nouvelle ministre de la culture croit-elle encore qu'elle est toujours ministre de l'intérieur et doit à ce titre endosser la charge et la responsabilité de la sécurité intérieure du pays ?
A moins que ce n'était censé être "off"?

Le spectacle auquel assistait Madame Milquet? : "Médée", d'Euripide.
Je m'appellerais Melchior W. Jr., je me tiendrais à carreau. Ça pourrait avoir donné des idées à la dame.

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Tu avais les couleurs de l'arc-en-ciel

Noir. Jour noir. Nelson Mandela a rejoint ses ancêtres. Il nous laisse le plus bel héritage qui se puisse être: un message de respect et de tolérance. Et par sa transmutation, le noir de se transformer en arc-en-ciel. Adieu Madiba.

"Somewhere over the rainbow ..."

Quelque part au-dessus de l'arc-en-ciel,
Des oiseaux bleus volent ;
Et les rêves dont tu as tant rêvés,
Ces rêves deviennent vraiment réalité.

(...)

Là où les peines fondent comme neige au soleil,
Loin au dessus des cheminées,
C'est là que vous pourrez me retrouver
Oh ! quelque part au delà de l'arc-en-ciel

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"On n'est pas rentré" : surtout ne rentrez plus!

Lettre ouverte

Madame la Ministre de la Culture et de l'audiovisuel,
Madame la Ministre de l'Intérieur et de l'égalité des chances,

copie à Monsieur l'Administrateur général de la RTBF,

Je fais suite à l'émission radio « On n'est pas rentré » de la RTBF du 10 juin dernier à laquelle était invité un proxénète se faisant surnommer Dodo la Saumure, notoirement connu pour ses démêlés avec la justice hélas déjà trop relayés par la presse.
Je suis outré que les ondes radios d'un service public puisse servir à la promotion d'un livre et des activités d'un proxénète, mais surtout à dénigrer et réduire à des objets sexuels le sort des femmes. Je cite de mémoire : cet homme, gérant jusqu'à 35 établissements de prostitution, a eu jusqu'à deux cents "filles" travaillant pour lui. Pour moi, cela s'appelle de la traite des êtres humains. Il ne m'appartient pas de juger ni de la légalité ni du fond de ses activités mais bien de dénoncer la façon dont l'animateur de l'émission et ses invités – sous prétexte d'émission satirique – se sont fait les chantres outrageusement rigoleurs et les promoteurs d'activités dénigrantes pour les femmes.
J'ose imaginer que votre statut de femme et de ministre ne vous laissera pas insensibles à cela.
J'ose espérer par ailleurs que vous interpellerez fermement la direction de la RTBF et que cette dernière prendra les sanctions les plus sévères tant contre les promoteurs que contre les participants à cette émission.
En ma qualité de citoyen contribuable, je refuse que l'argent public serve à payer de tels individus et à subventionner une radio-télévision qui puisse cautionner des attitudes aussi abjectes en leur offrant l'accès aux ondes.
Vous remerciant de votre attention, je vous prie d'agréer, Mesdames, l'expression de ma considération distinguée.

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Dimanche noir à Anvers

14 octobre 2012.
Triomphe de la HaineVA.
Le salut de la métropole encore belge viendra-t-il d'une coalition tricolore noirjaune - rouge?

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Vernissage, le dernier

Jour de deuil. Un grand s'en va.
Vaclav Havel, bien sûr.
Je salue avec une émotion empreinte de respect et d'admiration une figure majeure du paysage politique, idéologique, démocratique et littéraire de la seconde moitié du vingtième siècle, signataire au mépris et au péril de sa vie de la charte 1977.
Un maître à penser la liberté, un exemple de combat contre l'oppression et de résistance au totalitarisme au nom de ses idées.

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Eau et journaux, même rime. Et même combat ?

« Voici une idée indolore financièrement pour favoriser le développement du public dans nos cafés en perte de fréquentation depuis bien plus longtemps que la nouvelle interdiction de la cigarette. Qu’ils affichent sur leur porte un petit écriteau qu’on peut lire de la rue pour indiquer les titres des journaux dont ils offrent la lecture à leurs clients. Une façon de se différencier, de se préciser une âme, un état d’esprit. Aussi alléchant qu’un menu. (…) Allez, à vos écriteaux !» (Bernard Hennebert, Moustique 13/07/2011).
Ils pourraient aussi afficher : « la carafe d’eau gratuite pendant votre repas » (qui dit que les Français n’ont pas d’idée ?) ou « le verre d’eau gratuit avec votre café, votre thé ou votre crème glacée » (comme dans les pays méditerranéens) ou encore « l’eau est un bien universel, ici on ne vous l’offre pas puisqu’elle est à vous !».
Pas d’accord les distributeurs de sodas ? Pas d’accord les exploitants ? Mais pourquoi ça se fait et ça marche outre Quiévrain à l’échelle de 65 millions d’habitants sans ruiner pour autant ni l’HORECA ni les producteurs d’eau en bouteille ?
On applaudira donc des "deaux" mains l'initiative de l'Intercommunale des Eaux du Centre du Brabant Wallon qui mène dans sept restaurants l'opération "L'eau du robinet passe à table", visant à offrir la carafe d'eau aux clients qui y mangent. Pour les connaître

http://www.infowavre.be/articles_septembre2011/province_septembre2011_IECBW.html

Voilà des restos à encourager, non?

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La capote, non! L’immunité judiciaire, oui!

Les faits: DSK se fait tailler une pipe - consentante ou forcée, c’est à cela que se résumera la vérité judicaire qui le dira peut-être un jour – par ce qu’il ne doit guère considérer plus qu’une petite boniche d’étage.
Au terme d’une assignation à résidence outrageusement provocatrice à NY et après avoir fait amende honorable(?) auprès de ses anciens collègues et de l'institution qu'il représentait et qu'il a déshonorée (non pas par la petite gâterie dont-il a joui ! que par le privilège qu'il souhaite maintenant s'arroger), l’homme nous joue ensuite la scène télévisée des regrets et des excuses: à sa femme, à ses enfants (c’est vrai qu’on en viendrait à les plaindre) et à ses amis qui l’ont soutenu (tiens, pourquoi donc?). Mais pour la dame qui n’a pas eu la chance de ne pas se trouver sur son chemin au mauvais moment (pour elle, pas pour lui), rien: elle n'a qu'à aller se faire couvrir ailleurs, comme une chienne, si elle préfère.
Et maintenant, ça vient prétendre être couvert par une immunité judiciaire en vertu de son statut aux moments des faits, i.e. de la “faute morale” pour reprendre ses propres(?) termes.
Comment Nafissatou Diallo ressent-elle l'expression « être couvert »?
Une chose m’échappe. Si Dominique Strauss-Kahn se prévaut d’une immunité judiciaire, c’est, j’imagine, qu’il a ses raisons et qu’il doit chercher à se protéger (le rapport l’était-il?) des suites d’une faute qu’il sait avoir commise. Laquelle? Dans l’oralité de la pratique sexuelle? Alors beaucoup de relations conjugales, adultères ou monnayées sont autant de fautes punissables. Dans le fait de rendre sa légitime cocue? C’est tellement commun que ce doit être l’humanité adulte entière qui a probablement un jour fauté. Dans le trouble à l’ordre moral? Au 21ième siècle, la moralité est bien loin de ça. Même le Président américain Bill Clinton n’a pas dû se démettre pour les mêmes petits jeux. La prétention de l’ancien patron du FMI en dit donc davantage: c’est qu’il y a quelque chose de bien plus répréhensible. Et dans cette hypothèse, il n’y a pas de raison qu’il jouisse (encore, bis repetita placent) d’un privilège pour échapper à la justice.
DSK cherche-t-il à nous démontrer qu’il y a deux justices: celle des riches et celle des pauvres et que certains êtres humains sont plus égaux que d’autres. “Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir”, écrivait Jean de Lafontaine (Les animaux malades de la peste).
Quand on pense que le lascar briguait la présidence de la République Française, en se présentant comme l’incarnation des idéaux de gauche et des sacro-saints principes d’égalité et de fraternité!
Je serais socialiste français, je renverrais illico ma carte du parti au 10 rue de Solférino – 75007 Paris, port payé par le destinataire ... tant qu’à se prévaloir de privilèges de la gauche caviar. Une idée? J’y ajouterais des préservatifs usagés à l’attention du pauvre gars qui vient de perdre son boulot. Même pour un grand argentier, il n’y a pas de petites économies. Une suggestion de reclassement? Avec les talents qu'il a étalés tant au Sofitel qu'à l'écran, je le verrais bien en animateur de la nouvelle émission « Pipe-chaud ».
Psttt, Domi (nique nique s’en allait tout simplement …) au fait, ça fait quoi de se faire sucer quand on se sent couvert par une immunité judiciaire?

Moralité (si on peut prononcer ce terme): envie d'une petite fellation? Mais n’oubliez pas, sortez couvert … par votre immunité judiciaire.

Vous aurez apprécié en illustration du présent billet d’humeur le célèbre tableau: “ceci n’est pas une pipe … puisqu’elle est couverte par l’immunité judiciaire”, ceci démontrant au besoin autant sa pertinence que sa saveur ou sa profondeur, c’est selon le point de vue où l'on se place.

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Place Solidarité 1980

Encore une bonne nouvelle.
Le 30 août prochain, l’esplanade située entre le parlement européen et la place du Luxembourg à Bruxelles sera rebaptisé « place Solidarité 1980 » du nom du syndicat Solidarność qui, par son combat dès l’aube des années ’80, a permis de démocratiser la Pologne, renverser les régimes totalitaires de l’Europe orientale et entrainer la chute du mur de Berlin moins de dix ans plus tard.
Hommage à Lech Walesa, à ses compagnons de lutte des chantiers navals de Gdansk d’abord et des autres travailleurs qui, anonymes ou non, ont affronté la rue, et pour certains la torture parfois même jusqu’à la mort.
La mémoire et les noms de Jerzy Popieluszko, Karol Wojtyla (Jean-Paul II) et Mikhaïl Gorbatchev doivent y être associés.
C’était au temps des premières élections européennes directes.
Vous avez fait rêver autant vos compatriotes que vos voisins plus ou moins proches, et même notre jeunesse occidentale, camarades !
… tout ça pour déboucher sur la libre concurrence à tous crins, la victoire de la loi du marché, la dérégulation à outrance, le triomphe de l’ultralibéralisme, l’arrogance et les dérives de la finance internationale et la pensée unique qu’ils véhiculent ?

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Bonne nouvelle de Ghislenghien

Réformant le jugement de Tournai en première instance, la cour d’appel de Mons a, ce 28 juin 2011, lavé le commandant des pompiers d’Ath, Eddy Pettiaux, de toute responsabilité dans le cadre de l’explosion à Ghislenghien le 30 juillet 2004.
Enfin une bonne nouvelle qui, en réformant un premier jugement scandaleux et humainement inacceptable, rend leur honneur aux hommes du feu.

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Démocratie versus pouvoir de la rue

200 taximen abrutis - dont une poignée de maraudeurs - n’ont pas compris que notre société vit dans un état de droit et qu’en démocratie on ne se fait pas justice à soi-même. Un (non)pays qui laisse prendre en otages des heures durant des usagers de la voie publique ne devra pas s’étonner de voir un jour sortir des casernes des blindés ou des chars. Ca fonctionne bien avec un (non)gouvernement, ça devrait bien fonctionner sans parlement, non ? Des élections, mais pour quoi faire ?
Et pourquoi ces preneurs d’otages ne se tireraient-ils pas avec leurs taxis pour aller très courageusement faire leur petite manif dans un régime totalitaire …
Et si la prochaine fois les victimes se retournaient contre les preneurs d'otages et saccageaient les foutues bagnoles qui les bloquent ?

En réaction au blocage de la route Bruxelles – Zaventem le 10 mai 2011 par environ 200 taximen

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La Grand’ Place : connais pas?

A Bruxelles, « il est encore aujourd’hui quasi impossible de construire au-delà de 100 mètres de haut. (…) Gratter le ciel semble une obsession. »
Karnak et Louxor, Epidaure, le Colisée, Teotihuacan, les Jeronimos à Lisbonne, le Louvre et Versailles, l’Ermitage, la Médersa de Marakech, la Mezquita de Cordoue, le Sanctuaire du Livre à Jérusalem, le Gugenheim de Frank O. Gehry à Bilbao, la gare de Santiago Calatrava à Liège ne seraient-ils connus que pour culminer bien haut avec cent mètres de hauteur ou plus ? Mais tout ça c’est sans doute de la bibine.
Une architecture digne de ce nom se devrait-elle d’être phallique ?
Et que penser des sites mégalithiques de Malte ? Un culte déviant à la fécondité pour midinettes mâtiné d’architecture de bonne femme ?
Tiens, et la Grand’ Place, jamais entendu parler ? Il paraît que c’est assez joli; on viendrait, dit-on, des quatre coins du monde pour admirer son hôtel de ville et son minaret décentré, à moins que ce ne soit un clocher ou une antenne GSM déguisée.
Au fait, ne cherchez pas l’incontournable siège de l’ex-Glavervel au boulevard du Souverain ; il aurait déménagé, lové autour de son écrin de verdure, à la chaussée de la Hulpe à Boitsfort.

En réaction à François Robert, Le Soir, 08/04/2011,
« (…) Toutes les grandes villes internationales ont leur bâtiment emblématique, celui qui permet d’identifier le lieu dans le monde entier. Bruxelles, pas, si ce n’est le vieil Atomium. (…) »

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Mobilité et transport vs loisirs gastronomiques

Une ligne ferroviaire, ça sert à faire passer des trains, pour transporter des voyageurs ou des marchandises ; à défaut, ça fait cher le kilomètre de voies et les frais de fonctionnement.
Un rare train qui ne passe que de temps en temps, ce n’est pas un progrès de société, c’est une aberration en termes de mobilité, d'environnement et de finances publiques.
Il ne faut pas confondre les charmes des transports publics et les loisirs de charme.

En réaction à Franceline Beretti, Le Soir, 01/04/2011,
« (…) l’endroit est sympathique (…) de temps en temps, un train passe, suffisamment rarement pour ne pas être dérangeant mais, au contraire, ajouter du charme à votre repas. »

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